dome1

"Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand – ou si – il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…"


Je précise dès le départ que j'aime Stephen King d'amour. J'ai lu presque tout ce qu'il a écrit, dont la saga de la Tour Sombre, j'ai adoré souvent, j'ai parfois été déçue ("Les Tommyknockers" et "Cellulaire" sont de mauvais souvenirs). Je pense donc pouvoir dire que je le connais bien, et quand il prend son temps pour installer une atmosphère et décrire les habitants de la petite ville de Chester Mill et les relations complexes qui les unissent, je savoure.

Et il le prend, ce temps! Bien que le Dôme tombe rapidement, King nous entraîne chez les uns et les autres, nous propose quelques tranches de vie, avant de passer à l'habitant suivant, jusqu'à ce qu'on se sente presque membre de cette petite ville. J'ai toujours trouvé qu'il avait un talent fou pour dépeindre les subtilités de l'âme humaine et le lent glissement qui transforme l'aimable voisine en folle furieuse sanguinaire; mais aussi pour créer l'enchevêtrement complexe des liaisons sociales d'une ville typique des Etats-Unis. Tout le monde a ses failles, ses vices cachés, ses petits secrets vaguement honteux. Tout le monde (ou presque) est susceptible de basculer dans l'horreur. En écrivant ces lignes, je pense typiquement à "Bazaar".

L'inconvénient de bien connaître King, c'est qu'on a parfois l'impression de retrouver certains de ses personnages. Big Jim Rennie me faisait terriblement penser à Norman ("Rose Madder"), les trois gamins dont la petite Norrie me rappelait un peu le Club des ratés et Beverly Marsh ("Ca")... Mais après quelques chapitres, ces impressions de déjà-vu s'effacent.

J'aime particulièrement la relation de non-dits et d'incompréhensions entre Big Jim Rennie et son fils, et j'attends avec impatience que le personnage de Rusty Everett prenne de l'ampleur.

Jusqu'à présent, je suis en confiance. Je retrouve King à son meilleur niveau, un auteur qui sait où il va et prend le temps de nous y emmener. Je suppose que tout ça nous conduit à l'apocalypse, à un grand incendie purificateur ou à une explosion spectaculaire (il aime bien tout faire péter à la fin, pas vrai?), mais je me laisse porter... peut-être qu'en plus d'apprécier le voyage, je me ferai surprendre par le terminus!

(Retrouvez la critique du tome 2 en cliquant ici)

Merci à mysweetlies d'avoir proposé cette lecture commune! Découvrez les avis des autres participants:mysweetlies, Sayyadina, Quaidesamoureux, didinegc, FloydBooks